Bilan 2015

Yo les végétarés.

Aujourd’hui, je vous propose un petit bilan personnel de l’année 2015.

bilan

Non ce n’est pas moi : Je ne porte jamais de costard…

En effet, le Végétaré ayant à la base pour vocation d’être l’endroit rien qu’a moi où partager mes expériences, mes réflexions et mon vécu, quoi de mieux qu’un petit bilan de fin d’année ? Faire le point de temps en temps, se questionner sur le passé permet de remettre les choses à plat et d’envisager sereinement les perspectives qu’offre l’avenir.

Et puis, cela vous permettra également de me connaître un peu mieux, que vous soyez un habitué ou un newbie égaré 😉

Le Blog est enfin en ligne

awyeah

Et ça fait du bien…

Oui ça parait évident dit comme ça mais c’est loin d’être aussi simple. Mon projet de tenir un blog perso ne date pas d’hier. En fait il se peut même que vous ayez déjà entrevu une ébauche il y a quelques années (2011 pour être exact).

A l’époque fraîchement initié par un authentique altruiste sur un site génial (Dédicace à l’ami en question qui se reconnaîtra et au site aujourd’hui disparu…) et déjà bien décalé, l’envie de faire quelque chose d’un peu plus personnel se profila au fil du temps.

Après quelques péripéties, une première version de ce blog qui ne s’appelait pas encore le Végétaré vit le jour. Plus sobrement, l’endroit s’intitulait le Monty-Blog et ambitionnait déjà de parler de tout comme de rien, pourvu que ça me plaise toujours de partager quelque chose de sympa dans la bonne humeur.

Mais une cascade de galères personnelles doublée d’une fixette un peu prononcée envers la partie technique du blog, et ce au détriment de son contenu m’avaient peu à peu éloigné de ce que je projetais initialement de faire. Par ailleurs, le Web prenait à cette époque un tournant que je considérais comme trop éloigné de la vision que j’avais de ce que devais être le réseau des réseaux.

J’avais en fait lentement et progressivement lâché le Web, au point qu’il m’arrivait de ne plus consulter ne serait-ce que ma boîte mail à raison d’une fois par semaine, c’est dire 😛

Ayant peu à peu fait le ménage dans bien des domaines de ma vie, j’ai fini par revenir progressivement vers ce Web que j’avais délaissé quand j’ai fini par m’approprier la philosophie d’un sage du 20ème siècle : « Sois le changement que tu souhaites voir en ce monde ».

Comme d’autres formes de médias avant lui, Internet permet de façonner le monde que l’on souhaite voir, en bien comme en mal. C’est là que j’ai compris mon erreur : Ce n’est pas parce qu’un Milliard de personnes s’envoient des selfies sur les réseaux sociaux, échangent des torrents ou postent une photo ratée de leur petit dernier dans les WC que je ne peux pas avoir mon coin à moi sur la toile.

« Vivre est la chose la plus rare au monde, la plupart des gens ne font qu’exister » écrivit un jour Oscar Wilde.

J’ai sérieusement réfléchi à la question et ce depuis avant le début de l’année. ce n’est qu’environ un mois avant la mise en ligne du blog que j’ai commencé à y travailler. Il reste encore pas mal de choses à y faire, mais j’y suis actif à mon rythme et publie régulièrement, c’est un bon début vous ne trouvez pas ?

Jeux vidéos

Sans légende, comme dans les vieux Mickey parade.

Sans légende, comme dans les vieux Mickey parade

Assez peu de choses à dire de ce côté-ci je trouve. Conséquence direct du développement d’un esprit critique bien plus éclairé et éveillé qu’autrefois où il n’était guère qu’imaginé : Je joue bien moins qu’à une certaine époque.

J’en achète également bien moins souvent aussi, privilégiant l’occasion quand cela est possible mais en vérité je ne m’en suis même pas offert un seul cette année. Conséquence d’un désintéressement de plus en plus engagé envers le matérialisme ? Quand vous voyez s’accumuler sur votre étagère les jeux neufs encore emballés qu’on vous offre et qui sont encore à la même place 3 ans plus tard : Soit vous constatez qu’il y a effectivement un problème, soit vous vous dites « Je suis trop un gamer » 😆

Il y a aussi des genres de jeux que j’ai quasiment abandonné comme les RPG, qui sont bien trop chronophage à mon goût. C’est une réalité difficile à nier, une partie de Skyrim est difficilement envisageable quand on n’a pas trois heures devant soi…

Mais je n’exclue vraiment pas de m’y remettre un jour : J’ai par exemple suivi avec attention la sortie du patch Néo-Midgar qui propose pas moins une refonte totale de la traduction de l’un des plus grand RPG de tous les temps, ledit patch attendant depuis bien sagement son heure sur un disque dur. Patience, un mot qui fait désormais partie de mon vocabulaire…

Je reste mitigé quand au bien fondé des jeux en support dématérialisé, mais les différents « store » proposent souvent des tarifs plus qu’intéressant quand on a de la patience. C’est ainsi que j’ai pu (Après quasiment six mois d’attente tout de même) poser les doigts sur le désopilant Duke Nukem Megaton edition pour une poignée de cerises, le faux-racoleur Catherine qui est assez difficile à se procurer à bas prix en version boîte ou encore Darkstalkers Resurection dont j’ai déjà parlé comme d’une petite revanche personnelle.

Mais surtout, j’ai enfin pu jouer et finir le légendaire Another World. Bien sûr, de réputation je connaissais ce monument. Je n’ai cependant jamais eu l’opportunité d’y jouer dans des conditions optimales. Je me suis toujours juré de le faire un jour, un peu comme ce film vous savez ; Celui que tout le monde a vu sauf vous.

Un chef d’œuvreque j'ai enfin pu savourer comme il se devait

Un chef d’œuvre, rien à ajouter !!!

L’attente en valait la peine : 24 ans après sa sortie originelle, la gifle était intacte, juré. Et je n’ai pas cédé aux sirènes du lifting graphique qu’il est possible d’activer à tout moment, c’est avec de graphismes très 1991’esque que j’ai savouré ce monument. Toujours cette flamme dans les yeux, juste magique.

C’était mieux avant… Mais aujourd’hui c’est pas mal non plus 😈

Vous avez dit… Sport ?

Alors là pour le coup, je m’épate moi-même les cocos 😳

Je n’ai jamais aimé faire du sport, et quand je dis jamais c’est JAMAIS de chez jamais. C’est cependant une constante, l’un de ces serpent de mer qui revient vous hanter régulièrement, surtout quand vous remarquez que les abdominaux ont laissé place à un confortable ventru et que le souffle qui vous fait vivre se fait aussi difficile que celui d’un cancéreux en phase terminale en allant chercher le pain à la boulangerie du coin de la rue, 150 mètres à vélo 😥 😥

Et aussi, à force de vivre à proximité d’une piste cyclable qui serpente dans une vallée aussi riche d’une flore et d’une faune que d’un passé superbement mis en valeur, ça vous travaille au corps si je puis dire.

Même quand le soleil se cache, c'est dire

Joli coin même quand le soleil se cache, c’est dire.

Vous l’avez compris, cette année je me suis donc mis au vélo.

Je suis assez fier de moi, faut dire que passer à environ 30km par jour au plus fort de la saison c’est pas rien surtout quand on part de 500m par an.

Rien ne m’arrêtait quand j’étais lancé, c’est devenu une vraie drogue. Sitôt rentré d’une épuisante ballade, l’envie comme la volonté d’y retourner était bien là. Rien ne semblait pouvoir l’ébranler, pas même ce tragi-comique épisode où je me suis fait barboté mon destrier devant mon domicile. Et il était pourtant bien attaché le bougre 🙁

A l’heure ou j’écris ces lignes la météo est clémente mais la saison ne s’y prêtant pas je ne roule pas. Je trépigne cependant à l’idée de recommencer l’an prochain. Vivement…

Mise au vert

Autre gros chantier de cette année : La mise en route de notre jardin potager.

A part quelques plantes vertes dans la maison et si l’on veut bien excepter une tentative de faire pousser des melons et quelques haricots à l’âge de 15 ans, votre hôte était un novice total en la matière.

Ne disposant d’ailleurs pas de la place nécessaire à pareille réalisation, l’idée de faire un jardin potager s’accéléra subitement quand nous apprîmes que la Mairie de notre commune mettait gratuitement des jardins à disposition en échange de l’entretien paysager : Traduisez que ça fait joli dans le décor 😉

2015 était une année d’expérimentation, je ne savais absolument pas dans où j’allais ni ce que cela allait donner. Et quand au fil des saisons vous récoltez successivement rhubarbe, framboises, pommes de terre, salades, haricots verts, carottes, radis, épinards… Ça vide l’esprit, on élague le stress comme des feuilles mortes et on profite du soleil.

Avant...

Avant…

... Et après. Quel boulot pour en arriver ici...

… Et après !!! Quel boulot avant d’en arriver là…

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… Mais ça en vaut la peine 😉

Si vous n’en avez jamais fait c’est à essayer absolument. Si vous n’en faites pas vous avez tort na. Moi en tout cas rebelote l’an prochain, avec un joli projet dont je vous reparlerai, promis.

Masterchef version végane

Oui, on mange parfois de la salade quand on est végane...

Oui, on mange parfois de la salade quand on est végane…

C’est un peu redondant, mais je jure que c’est là encore authentique : Je me suis lancé dans la cuisine et oui c’est encore un domaine qui m’était encore inconnu il y a un an à peine.

Chasse gardée de la personne qui partage ma vie depuis 15 ans, j’ai commencé de manière fort modeste : En apprenant à faire du pain avec une machine, cadeau de la part d’un proche l’an dernier.

Quel désastre que mes premières tentatives, sans parler de la découverte que non il n’y a pas que de la farine il y a des farines : Blé, épeautre, poix chiche, riz, maïs, T45, T55, T65… Et la fois où j’ai appris que non un sac de 500 grammes ne dure pas un mois, plutôt qu’un 5kg qui dépasse deux semaine tient du miracle 😛

Il me reste encore des trucs à apprendre, mais je suis parfaitement à même de produire brioche, pain, baguette etc… Au point que je ne dois guère avoir acheté plus de deux baguettes à la boulangerie du coin bien que je ne vomisse plus mes poumons en y allant soit dit au passage 😉

Cette machine m’a également permis de me lancer dans la fabrication du fameux seitan qui est un aliment plutôt cher si on l’achète tout prêt. Fait soi-même il devient relativement économique et on peut le cuisiner de mille façons : Frit, grillé, poêlé, roti etc…

... On en met même dans les burger comme tout le monde...

… On en met même dans les burger comme tout le monde…

J’ai également investi dans une machine à « lait » végétal. Ce genre d’engin facilite grandement la fabrication de toutes sortes de « lait » cru ou cuit et se révèle bien utile dans la fabrication de soupes. Juste quelques problèmes occasionnels avec le « lait » de soja qui tourne parfois à la fabrication, je n’ai toujours pas compris exactement pourquoi.

... Mais on sait aussi se cuisiner des trucs un peu "beaufs" non mais.

… Mais on sait aussi se cuisiner des trucs un peu « beaufs » non mais.

On pourrait y passer la nuit : Des tartes, des burgers, des gâteaux, des cookies, des soupes, de la pâte à tartiner, de la confiture… Retenez juste que je cuisine désormais comme si j’avais toujours fait ça, que ça détend autant que le jardin, que j’ai prévu de publier quelques recettes car si j’ai régulièrement droit aux compliments de mes invités comme de ma tendre moitié, c’est que ça vaut le coup d’en parler.

Lectures

Je vais faire court cette fois-ci, une image valant mille mots, voici :

Mon compte de bouquins pour 2015.

Mon compte de bouquins pour 2015

Pas énorme hein ?

Et si je vous apprend que je dois avoir jusqu’ici tout au plus lu 10 bouquins en 33 ans ?

Le démon de la lecture, quel pied. J’y reviendrais plus en longueur dans un article dédié…

Conclusion

Je ne me souvenais pas que je pouvais écrire un tel pavé 😉

Cela peut sembler représenter beaucoup de choses, même moi je suis impressionné. Bien qu’il faut que je confesse quand même en avoir sûrement oublié en cours de route, si le Végétaré se devait d’être exhaustif…

Le but de ma démarche est de montrer combien il est possible d’agir soi-même sur sa propre existence pour peu que l’on prenne conscience de ses forces comme de ses limites, et ce malgré les montagnes qui se profilent parfois au loin et que l’on est finalement amené a escalader à mains nues.

On pourrait facilement mettre cette profusion d’activités diverses au compte du « Oh mais c’est parce que toi t’as le temps », raccourci facile par excellence.

J’ai déjà eu l’opportunité d’avoir cette conversation in vivo avec des tas de gens de toutes sorte de profils. Il en ressort qu’une phrase me revenait souvent « Oh mais toi si tu fais toutes ces choses là, c’est parce que tu as le temps »

Je ne dispose pas de plus de temps qu’auparavant (Ce serait même plutôt le contraire en fait). C’est juste que j’ai choisi de l’utiliser autrement. D’ailleurs, à l’interrogation « Que faites-vous donc de si important pour ne pas avoir de temps ? », on ne me renvoie souvent qu’une réponse qui me ramène plus à l’excentrique Irlandais que vers autre chose.

En définitive tant pis si ce pavé indiffère même. Il peut aussi potentiellement inspirer quelque esprit, et ça me va très bien comme ça :yes:

Et si vous trouviez ce Bilan 2015 énorme, attendez de voir mes résolutions pour l’année prochaine 😛

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